Les Damoclès

[Version numérique]

de Nicolas Tisserand

Après une période de changements profonds appelée les Damoclès, de grandes avancées progressistes ont vu le jour. Ces nouvelles prennent place dans la société qui en résulte, à différents moments de son histoire (2055, 2070, 2101, etc.). Après la visite d’un musée, nous suivons tour à tour Lumila, Amaury, LaFleur... dans des moments de leur vie ; nous suivons leurs petites histoires et apercevons par moments la grande autour d’ielles.

Ce titre est également disponible en version physique.
Version solidaire disponible sur demande.


Date de parution : 02/2026

ISBN : 979-10-982990-0-1

175 pages,

11 x

18 cm

Description

Ces récits dépeignent une société non pas idéale mais qui donne envie, invoquant au passage un imaginaire autour de luttes qui fonctionnent. Doit-on punir les « élites » d’hier ? Que deviendrait l’art des pickpockets dans une société où les richesses sont partagées ? Comment s’organise la subsistance dans une société où le travail n’est plus obligatoire ? Les aliens jouent-ielles au bilboquet ? Voici quelques thèmes indispensables abordés dans ces lignes.

Extrait

« Le courant m’entraîne vers un siphon. Je suis assis à une terrasse, un journal à la main. « Meurtre de sang-froid » en titraille. Comme la moitié du territoire, je suis le procès de Katie Deauvoir. Les ultra-riches de tout le pays sont parti.es le jour même vers des lieux secrets. Un copain des 1 % qui se fait abattre chez lui : ça inquiète. Elle a plaidé la légitime défense. « Chaque jour, l’air que je respire se dégrade par leurs actions. Chaque jour, ils cherchent à me vendre l’eau qu’ils m’ont volée. Ils possèdent les politiques qui font des lois toujours plus violentes contre nous et la terre. Chaque jour, ils m’exploitent sans me laisser une miette. Chaque jour, je dois acheter leurs médicaments alors que c‘est eux qui m’ont rendue malade. Chaque jour, ils placent leurs lobbyistes. Chaque jour, ils héritent. Chaque instant, ils nous agressent en voulant nous faire croire à la normalité de la situation. Alors oui, pour me défendre, pour défendre celles et ceux qui les subissent, pour défendre le vivant, je l’ai tué et maintenant que je vais être enfermée, je n’ai qu’un seul regret : ne pas pouvoir aller chercher les autres. » En repliant le journal, je regarde celles et ceux qui m’entourent, nous ne communiquons pas, pourtant je ressens une connivence, ce lien qui nous relit à elle. »

Les Damoclès, avant d'être un livre, c'est un univers !